Mon voyage d’Auckland à Kaitaia fut des plus sympathiques. J’ai traversé toute la région du Northland dans un bus de la compagnie Intercity, dont le confort ne laissait pas à désirer. Certains d’entre vous vont surement me considérer comme une petite princesse car les premières phrases de ce nouvel article parlent de confort… Il faut bien reconnaître qu’après un long trajet d’avion le moindre lieu où vous pouvez étendre vos jambes et être assis correctement est très appréciable.

J’ai découvert, sur la route, de magnifiques paysages. Mes premiers coins de nature Néo-Zélandaise. Tout est très vallonné par ici et bien vert c’est d’ailleurs ce qui fait le charme de cette région. Je commence à comprendre pourquoi c’est le pays du mouton, presque dans chaque champ j’ai pu croiser some sheeps. Dans certaines parcelles, moutons, vaches et chevaux cohabitent sans soucis. Tout parait d’une simplicité absolue. Ça fait du bien de voir que je ne me suis pas trompé de destination car les alentours sont vraiment aussi beaux que j’imaginais. Pendant le trajet je découvre l’accueil chaleureux des Kiwis ; des discussions naissent naturellement entre les voyageurs de différentes contrées. J’imagine une rapide comparaison avec le métro parisien, ou le bus et je m’aperçois qu’une telle scène n’aurait jamais pu arriver en France.

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C’est bon d’être ici…

Toutes ces belles histoires me mènent donc à Kaitaia, petite bourgade du Nord du Northland, lieux de mon premier wwoof. Un petit rappel s’impose pour ceux qui dormaient pendant les premiers articles, le terme wwoof signifie World Wide Opportunities on Organic Farm. Wow la moitié qui ne parle pas anglais n’a rien compris à mon charabia ci-dessus. Grosso modo c’est du travail, dans des fermes biologiques, ou « lieu » bio, en échange du gîte et du couvert.

Mon premier hébergeur, est John, 77 ans, viticulteur retraité, très investi dans l’écologie locale et nationale. Il vit dans une petite maison au milieu d’un terrain de 4ha. Toute son électricité vient de panneaux solaires et anciennement d’éoliennes maison mais ces dernières ont été détruites par le vent il y a deux mois. Oui je sais c’est un peu un comble pour une éolienne. Ici rien n’est gaspillé ou jeté sans réfléchir. Tout est réutilisé deux ou trois fois selon les cas. Dès que la nuit tombe, nous n’utilisons plus l’eau courante pour éviter de décharger les batteries qui alimentent le reste de la maison. Une question vous brûle les lèvres n’est-ce pas : pourquoi utiliser l’eau courante décharge les batteries ? Car ce n’est pas vraiment de l’eau courante, c’est de l’eau de pluie filtrée plusieurs fois pour en faire de l’eau potable et les réserves d’eau n’étant pas assez hautes, une pompe s’active à chaque fois qu’on tourne le robinet. Nous chauffons l’eau à l’aide d’un ballon d’eau chaude solaire qui peut être couplé à la cheminée si besoin. Une grande partie de ce que nous mangeons vient de son jardin (salades, fruits, légumes, œufs). Nous avons simplement besoin de viandes et d’autres petites choses, évidement toutes certifiées BIO, qui se trouvent aisément en ville.



John se construit une « Eco-home » un peu plus bas sur sa propriété, et c’est là pour le moment que je l’aide. Dès mon premier jour j’ai dû imaginer son futur système électrique avec l’éclairage qui correspond. C’était très intéressant. Depuis j’ai fait une multitude de choses différentes dans son nouveau logis. Hier nous sommes allés planter des pancartes, pour « Les Verts » locaux, car il y a une élection régionale fin novembre. C’était assez rigolo de voir un groupe de petits-vieux sauter par-dessus des clôtures électrifiées, pour construire des grands porte pancartes au milieu d’un champ.

Voilà le genre d’activités qui occupe mes journées cette dernière semaine. Ehh oui, je suis déjà là depuis une semaine.

Voici en prime quelques photos.

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